Bref retour sur une histoire déjà ancienne

L’Institut de la Vie recherche, dans un esprit pluraliste et pratique, avec toutes les personnes concernées, quelles que soient leurs appartenances sociales, philosophiques ou politiques, des voies pour des solutions d’intérêt général, fondées sur l’état actuel des connaissances. Elle veut promouvoir une meilleure gestion des ressources naturelles et humaines, s’engager dans une dynamique de responsabilisation humainement valorisante. L’approche est globale, participative, interdisciplinaire et multi-culturelle ("marier le regard des gens et celui des scientifiques") .

L’Institut de la vie a une vocation internationale : il est né en 1960 à Paris à l’appel d’un biologiste le Professeur Maurice MAROIS et sous la Présidence de Jean ROSTAND.
Le Comité Belge de l’Institut de la vie a été fondé sous statut d’ASBL en 1969 (Moniteur belge n°4501 du 10-6-1971) et l’"Institut de la vie, branche francophone du Comité Belge" débute en 1975 (n° 1166-1177 du 27-2-1975).

L’association poursuit des objectifs " d’étude des problèmes que posent à l’homme la conservation et le développement de la vie et de mise en œuvre des moyens qui peuvent contribuer à résoudre ces problèmes" (extrait des statuts) dans un environnement scientifique.
Elle recherche, dans un esprit pluraliste et pratique, avec toutes les personnes concernées, quelles que soient leurs appartenances sociales, philosophiques ou politiques, des voies pour des solutions d’intérêt général, fondées sur l’état actuel des connaissances. Elle veut promouvoir une meilleure gestion des ressources naturelles et humaines, s’engager dans une dynamique de responsabilisation humainement valorisante. L’approche est globale, participative, interdisciplinaire et multi-culturelle ("marier le regard des gens et celui des scientifiques") . Des actions directes de sensibilisation et d’information de tous les milieux responsables ou concernés ont été menées, notamment par la diffusion de rapports qui ont pu faire date dans l’évolution des idées, dans le public comme dans les milieux de décision.
Citons les études suivantes :

" Les effets nocifs du tabac( 1973)",
" L’abus des médicaments (1976) ",
" La problématique de l’énergie ( 1981) ",
" Sécurité de l’Homme et construction de l’Europe (1990)",

Dès 1971 l’Institut de la vie a été le promoteur d’actions et d’expériences pilotes sur le terrain en matière d’éducation à la sécurité routière en vue d’éviter les accidents survenant aux enfants, en matière d’aménagements urbains. La prévention des accidents dans les crèches de l’agglomération bruxelloise (suite à une recherche-action menée à Herstal à Boisfort, à Saint Josse, ...) a été au centre des activités de l’Institut de la Vie au cours des années 80. Une méthode spécifique avait été mise en place avec un dossier intitulé : " Fondements et approche précoce de la prévention des accidents" (publié en 1987). Citons encore au Rwanda, un projet d’accompagnement des enfants de la décharge de Nyanza (Kigali ),…

L’Institut de la Vie présente donc une expérience importante dans l’éducation à la santé et la mise en évidence des signes cliniques permettant une politique de prévention active. Nous avons pu bénéficier du soutien de la Fondation Roi Baudouin pour notre projet " Histoire de Vie " (1997) en partenariat avec l’Institut de la Providence et l’Ecole Ste Marie d’ Anderlecht.

Depuis les années 1980, la problématique de la paix, de la sécurité et du développement durable, en un mot, la culture de Paix, opposée à une culture de la "peur de l’autre" (selon l’intuition de C. Capel Boute, Secrétaire générale honoraire) est une priorité de l’Institut de la Vie. Ces activités se développent aujourd’hui dans le contexte de la construction européenne
l’IV développe une action dans 3 directions

"Comment ça va à Cureghem ?"
Un espace d’accueil parents-enfants pour lutter contre l’exclusion sociale ; une méthodologie d’approche globale et participative visant la prévention des accidents, tant physiques que psychiques. Un projet d’identification et de prévention du mal-être dans les familles issues de l’immigration (à Anderlecht, avec la Fondation Roi Baudouin, un projet de recherche-action porte sur la dépression chez les enfants et chez les jeunes) ;

"Comment ça va à Kigali, Bukavu,… ?"
Le développement durable des villes particulièrement en Afrique : "vivre dans une ville africaine" notamment par l’Agriculture Urbaine qui est un concept englobant. "Munabukire Butembo ?" "Comment ça va à Butembo ?" ;

"Paix et culture de paix "
Ce projet s’attache à promouvoir une "Culture de Paix" particulièrement en milieu universitaire. L’éducation à tous les niveaux, principalement à l’Université doit contribuer à la formation d’une citoyenneté responsable, paritaire et participative (voir notre participation au Forum permanent de la Société civile de l’UE). Nous croyons qu’en démocratie, la société civile doit parler d’égal à égal avec le monde politique, avec le monde du marché actuellement hégémonique.

Est-ce qu’il y a un dénominateur commun, une poussée de l’IV dans un sens déterminé, une visée de base ?

On pourrait proposer : "vivre à…" (une ville du Tiers-Monde, Cureghem en présentant quelques caractéristiques,…) ou encore des "villes durables".
"Urban sustainability is a growing problem within the third world" (D.Drakakis-Smith (2000).
"There can be no sustainable world without sustainable cities" (Deelstra et Giraudet, 2000).
"Changer la ville, changer la vie" (F. Mayor et J. Binde, 1999).
L’IV, organisme pluraliste, veut affirmer sa visée et ses projets pour présenter une ligne, un profil clairs, pour que ses démarches soient convergentes, que les initiatives empruntent une même direction, pour que les gens qui y travaillent (membres, permanents,..) aient des références communes, pour que les partenaires (financiers, ONGs,…) reconnaissent l’empreinte de notre sillon.